Ateliers

La Méditation : ne penser à rien.

Il est arrivé à beaucoup d’entre nous durant nos vies de nous entendre dire :

Ne pense à rien, fais silence en toi ou bien fais le vide en toi.

Ces affirmations qui au premier abord paraissent simples à réaliser, nous décontenancent très vite lorsque nous commençons à vouloir les mettre en œuvre car, pour la plupart d'entre nous, nous ne savons pas comment nous y prendre.

En effet. Comment ne pas penser ? Notre cerveau étant toujours au travail, ne s’arrêtant jamais de penser ou de dialoguer. Comment faire ?

Il est clair pour tout le monde que notre mental a la capacité de changer d’état ou plutôt de mode opératoire. Ainsi, de la pensée il passe au raisonnement logique ou illogique, au calcul, au dialogue intérieur, à l’imagination, ….

Par conséquent, avec toutes ces opérations, le cerveau ne s'arrête jamais vu qu'il passe d'une opération à une autre continuellement. C'est pourquoi il n’existe pas de bouton « arrêt » ou « off » qui pourtant, à certains moments dans la vie, nous apporterait un grand soulagement ou une pause salvatrice.

Alors comment mettre son cerveau à l’arrêt sans être un pratiquant de techniques yoguiques ancestrales, un gourou Indou ou un chamane.

Il existe une méthode ancienne qui traverse toutes les religions, c’est la prière. En effet, en répétant des phrases durant un certain temps, le cerveau ne pense plus. La répétition de mots, avec un peu de concentration et d’entraînement, permet au mental de s’appliquer à réciter la prière sans qu’aucune pensée ne vienne polluer cette déclamation.

Cette méthode basée sur la répétition de mots permet au cerveau de ne pas penser mais ne nous place pas dans un état de pleine conscience vu que nous sommes centrés sur une récitation qui sollicite une concentration chez l’individu qui utilise ce procédé.

La question devient alors : peut-on utiliser notre cerveau, sans lui imposer une tâche répétitive qui lui permette d’être silencieux, afin qu’il atteigne un état de pleine conscience, c’est-à-dire, de rester en alerte malgré le silence.

Je vous rassure, c’est possible et j’ajouterai que ce n’est pas très difficile. Néanmoins, connaître les tâches que le cerveau effectue est préférable. Ici, donc, pour faire simple je distingue les tâches issues des informations sensorielles et les tâches du traitement de ces informations. Donc, la subtilité de la réponse se trouve dans le fait que nous restons centrés sur les sens de perception qui sont la vue, l’ouï, le goût, l’odorat et le toucher. De cette façon, en nous arrêtant au stade de la perception et en ne passant pas à l’étape suivante qui est le traitement de l’information perçue par nos sens, alors notre mental devient silencieux.

Pour ce faire, prenez une chose simple comme un fruit, par exemple une pomme. Une fois que vous respirez calmement, regardez cette pomme sans forcer votre regard, tout à fait normalement. Ne jugez pas cette pomme, ne la mesurez pas, ne la comparez pas, ne la qualifiez pas.

Ainsi, je regarde la pomme sans me dire elle est petite, elle est jaune et rouge, elle est trop mûre, je préfère les oranges.

Si vous arrivez à regarder la pomme sans passer à l’étape du traitement de l’information transmis, ici, par les yeux, alors vous avez réussi à ne pas penser.

Cette action de voir, dans cet exemple, s’appelle la méditation.

 

Alexandre.