Vos Consciences ne sont pas en compétition, seuls vos Égos s'affrontent dans cette compétition sociale.

L'Égo et la Conscience, ces deux sujets, sont traités du point de vue de la science, de la philosophie et de la métaphysique.

Égo et Conscience avec Wix par Alexandre JEAN. (egoconscience33)

 

À Propos

J'ai ouvert ce site car je m'intéresse à la psychologie humaine, même si je ne suis pas psychologue, ni psychiatre. J'ai eu la possibilité de faire des études de psychologie à Paris X Nanterre au milieu des années 2000. Au cours de cet apprentissage, plus je comprenais ce qu'on m'enseignait, plus je ressentais une gêne. Comme un manque. Je me souviens d'une remarque de mon directeur de mémoire : « Votre mémoire n'est pas un mémoire de psychologie, ni sociologique, ni politique, c'est un mélange ». Il avait visé juste car ce manque m'empêchait de construire une idée logique entre le social et le psychologique, sujet de mon mémoire.

L'être humain est un être social et pourtant aucun objet de la psyché n'était en charge de cet aspect. Tout était supporté par l'instance du Moi à ce sujet.

Après ces études, j'ai continué à lire des livres traitants de psychologie pour avancer dans ma réflexion. Ces dernières années, je me suis intéressé à divers sujets scientifiques diffusés sur internet et je suis tombé sur l'Égo.

 

Un jour, après avoir regardé une émission dont le sujet parlait d'épanouissement personnel, j'ai constaté que le mot « Égo » revenait tout au long de l'émission. Cependant, aucune définition n'en avait été donnée. En faisant des recherches sur internet, pour trouver des auteurs scientifiques qui en parleraient, je n'ai rien trouvé de concret. Uniquement auprès des sites traitants de bien-être, d'ésotérisme ou de coaching, j'ai observé que ce terme d'Égo était largement utilisé, décrit par bribe mais jamais complétement défini.

Quel est donc cet objet de notre psyché qu'il faudrait maîtriser pour « aller mieux » comme l'affirmait la personne dans le documentaire.

 

Interloqué, je décide de continuer à regarder des émissions qui parlent de l'Égo afin d'en savoir plus. Mes recherches m'ont amené à lire Carl Gustav Jung, « Dialectique du Moi et de l'inconscient ». Dans ce livre C. Jung approche l'idée d'une nouvelle instance psychologique qui serait « morale », mais finalement il abandonnera cette hypothèse.

Pendant que je lisais ce livre, j'ai commencé à concevoir l'idée de ce qu'est l'Égo et surtout à élaborer son développement et son fonctionnement. Puis j'ai compris son rôle et son but.

Aujourd'hui, je peux dire que cette lecture m'a inspiré l'idée que l'Égo est une instance psychologique au même titre que le Moi, le Surmoi et le Ça. Cette découverte en psychologie devrait apporter un nouveau regard sur la psyché humaine tout en apportant un cadre théorique au professionnels de santé, de développement personnel et de bien être sans oublier le courant ésotérique.

D'ailleurs, je définie l'Égo dans mon livre « Essai de psychologie générale. Métaphysique de la conscience : le Soi et l'Égo. ».

Après ce premier livre, il devenait évident pour moi qu'il fallait écrire la méthode pour se comprendre et modifier les comportements qui nous empêchent de devenir plus conscient de la totalité de notre être. Depuis, je suis en train de l'écrire …

 

J'ai, aussi, souhaité communiquer mes découvertes pour échanger avec vous afin d'améliorer ce que je viens de trouver car je pense que l'Égo intéresse beaucoup de gens.

Ainsi, sur ce site vous trouverez des articles concernant trois sujets principaux : La Conscience (le Soi), l'Égo et la personnalité sociale.

Il y aura aussi une rubrique « Ateliers » dans laquelle vous découvrirez des méthodes pour vous observer afin de comprendre votre personnalité.

Enfin, pour ceux qui sont intéressés vous pouvez télécharger mon premier livre gratuitement.

 

Articles

La Conscience.

 

Pour comprendre ce qu'est l'Égo, il faut savoir ce qu'est la Conscience ou être conscient. En effet, la Conscience, que j'appelle le Soi, regroupe l'ensemble de notre psychisme, c'est-à-dire le conscient et les inconscients, personnel et collectif. Dans cet ensemble coexistent les instances psychologiques : le Moi, l'Égo, le Surmoi et le Ça.

Mais la première chose à accepter pour comprendre la conception de notre psyché, c'est sa transcendance. Elle n'est pas localisée dans notre tête ou notre cerveau, pour schématiser elle est autour de nous, elle nous englobe.

La physique quantique le démontre très bien avec les travaux de deux chercheurs français du CNRS, Philippe Guillemant et François Martin. Il y a aussi Nicolas Fraisse1, un homme qui sort de son corps tout en étant conscient. Il est suivi depuis plusieurs années par Sylvie Déthiollaz, docteur en biologie moléculaire, et Claude Charles Fourrier, thérapeute, qui essayent de montrer scientifiquement ce que cet homme arrive à faire.

Le paradigme scientifique actuel n'a pas la capacité de donner une explication à ce phénomène. Alors que ceux qui acceptent la transcendance de la Conscience peuvent donner une explication scientifique. D'ailleurs, j'ai montré comment se transmettait l'information de notre Conscience à notre cerveau dans « Essai de psychologie général. Métaphysique de la Conscience : le Soi et l'Égo ».

Néanmoins, lorsque nous voulons traiter de ce sujet, les scientifiques attachés au courant déterministe (l'homme est une machine) et à ce modèle scientifique rejettent ces types de travaux. Nous sommes les « Copernic » du XXIème siècle qui subissent les croyances de l'ordre établit qu'ils prennent pour du Savoir.

La compréhension de notre monde se construit scientifiquement comme nous ferions un puzzle. Alors quand nous commençons à apercevoir l'image qui se dessine, tout le monde ne voit pas la même chose. En attendant, ceux qui font avancer la science ce sont les créateurs, les intuitifs et ceux qui font des ponts entre les disciplines qui sont encore trop peu nombreux dans le groupe des scientifiques.

Maintenant, si je raisonne comme les déterministes, les matérialistes sur leur croyance que l'homme est une machine, en leur opposant leurs propres arguments, je leur poserai cette question simple : « Pourquoi donner une Conscience et un libre arbitre à une machine » ? Une intelligence artificielle suffit comme pour un ordinateur.

Chacun, à part ces scientifiques, comprend dans sa vie de tous les jours qu'il est bien plus qu'une machine. Pourquoi, le principe de synchronicité de Carl Gustav Jung serait vrai si nous n'étions que des machines. D'ailleurs, ce principe psychologique est le lien logique qui permet de comprendre les découvertes sur la Consciences par ces physiciens. Ceux qui ne font pas cette relation ne peuvent pas accepter, je ne dis pas comprendre, la transcendance de la Conscience.

 

Ici rapidement, je voulais montrer que leurs acquis scientifiques ne valaient pas plus que les nôtres. Cependant, gonflé par leur Égo de premier de la classe et faisant masse, ils pensent détenir le Savoir, alors qu'ils ne détiennent qu'un savoir parmi tant d'autres.

De plus, vu que certaines découvertes scientifiques rendent obselettes les découvertes précédentes, nous ne faisons plus de feu avec du silex, les allumettes et les briquets existent, je ne comprends toujours pas cet état d'esprit qui règne dans le milieu scientifique. Nous pourrions penser que grâce au Savoir, ils se comportent mieux, plus en Consciences. Ce n'est pas le cas, et j'en suis désolé même si leurs comportements viennent vérifier ma théorie de l'Égo et de la Conscience. Ce qu'ils n'ont pas encore admis, c'est que l'intelligence est corrélée à la Conscience. Point d'intelligence sans Conscience, il n'y a que des compétences cognitives.

Qui est le plus intelligent entre l'équipe de scientifiques qui créa les bombes atomiques qui ont fait entre 155 000 à 250 000 morts (Hiroshima et Nagasaki) ou « l'idiot du village » ?

Réponse : l'idiot du village, lui, il a tué personne. Il a plus de Conscience que ces scientifiques vu que l'intelligence étant corrélée à la Conscience, et la Conscience est corrélée à l'instinct de survie, donc la vie.

Qui se lève le matin pour aller travailler en se disant : « Tiens, aujourd'hui je vais fabriquer une arme qui peut tuer 200 000 personnes », à part des psychopathes ou des sociopathes. C'est pourquoi, je différencie les compétences cognitives de l'intelligence.

Avons-nous déjà tout découvert dans toutes les disciplines scientifiques ? Non. Alors pourquoi cette arrogance, pourquoi cette étroitesse d'esprit, pourquoi tant de rejet si ce n'est que vous êtes touché dans votre Égo. Restons humbles, c'est la moindre des choses. Que vous doutiez, d'accord. Mais rejeter cette idée sans aucune vérification n'est pas scientifique. Surtout que si cette idée s'avère fausse, les théories qui vont en découler ne tiendront jamais la route.

Par contre, si cette idée développe des concepts qui sont logiques alors il faudra changer le paradigme scientifique car il sera devenu obselette.

 

 

Notre Conscience a, aussi, des objectifs de vie dont dépend le processus d'individuation du sujet. Ce processus serait le meilleur chemin de vie pour l'individu.

Le but donc de notre Conscience est de nous faire progresser en Conscience. C'est-à-dire que chacun d'entre nous a atteint un niveau de Conscience qu'il devrait élever tout au long de sa vie. Concrètement, le but de la vie est d'être plus conscient à la fin qu'au début. Cela paraît tellement évident, mais quand on regarde autour de nous ce n'est pas la première chose qui saute aux yeux.

 

Maintenant, que nous connaissons les contenus et les objectifs de notre Conscience, intéressons nous à la question d'être conscient ou en Conscience. Globalement, être conscient signifie que nous percevons et traitons les informations provenant de notre environnement dans l'instant présent afin de faire des choix conscients.

Étymologiquement, Conscience vient du latin cum et scientia (avec et science). Ainsi, Conscience signifie aussi comprendre la relation qui existe entre deux ou plusieurs objets de façon scientifique, c'est-à-dire mettre au jour les mécanismes et les processus de cette relation pour en comprendre la finalité.

Par analogie, faire des choix en Conscience veut dire faire des choix scientifiquement ou plutôt de manière réfléchie.

En effet, la première fois que nous approchons notre main d'une flamme, nous percevons très vite une chaleur intense qui nous brûle la main. Nous comprenons à cet instant les effets du feu et nous ne remettrons plus jamais notre main dans des flammes. Nous avons donc pris Conscience dans un premier temps par la douleur que c'était dangereux puis dans un second temps après avoir réfléchi sur cette expérience nous en déduisons de ne plus recommencer.

C'est un exemple simple de la prise de Conscience mais il est à la fois explicite et pédagogique car il décrit le mécanisme de la prise de Conscience. Maintenant, si j'avais commencé par la prise de Conscience de l'organisation socio-économique de notre société, il aurait été difficile pour moi de faire percevoir ce même mécanisme en quelques lignes.

 

Par conséquent, être conscient ou en Conscience, c'est comprendre notre environnement, les situations que nous vivons et surtout nous-même c'est-à-dire le niveau de Conscience que nous avons acquis.

Cependant, pour être réellement en Conscience nous devons avoir dépassé notre conflit inconscient ce qui implique de l'avoir identifié. Ici, commence seulement le chemin vers la Conscience, c'est-à-dire le processus d'individuation. Effectivement, tant que nous n'avons pas pris connaissance de nos conflits psychologiques, nous ne pouvons pas percevoir notre Égo. Sans identification de celui-ci, le sujet ne peut pas durablement être en Conscience car l'Égo le fera sortir du chemin inéluctablement.

 

Ainsi, l'Égo s'oppose à la Conscience car il mène sur un chemin de vie différent. Donc, l'objectif premier pour se connaître est d'identifier son Égo pour accéder au chemin de la Conscience.

 

 

Aujourd'hui, la difficulté que certains ont à accepter la transcendance de la Conscience vient de la culture religieuse de notre société. En effet, les religions développent la notion d'âme et de saint-esprit, et ce sont ces termes qui viennent apporter la confusion. La science s'est imposée face à la religion en occident durant le XIXème siècle. Cette domination de la science est encore très jeune, les informations contenues dans l'inconscient collectif concernant la religion sont encore bien présentes et toujours transmises. Nombre de scientifiques ont encore une éducation religieuse et pour ceux dont ce n'est pas le cas, le poids de la religion dans notre société est encore très important. C'est pourquoi penser que notre Conscience est transcendante, c'est pour certains prouver que l'âme existe. Je pense que cette histoire d'âme fait l'effet d'une barrière infranchissable pour eux. Alors qu'il ne faut pas du tout aborder le sujet de la Conscience en la comparant à l'âme, même si nous pouvons retrouver des points communs.

Cependant, les objectifs de l'âme sur le plan religieux sont différents des objectifs de la Conscience. Pour la première, il est question de bien et de mal et son objectif est que le bien prenne le dessus sur le mal. Pour la deuxième, l'objectif premier est d'être plus conscient à la fin de sa vie qu'au début. Ce n'est pas du tout la même chose. La nature est exigeante, elle ne se limite pas à des notions de bien et de mal, l'univers non plus.

 

En revanche, vivre en intelligence avec Soi et son environnement reste le plus grand défi actuellement pour notre civilisation. Nous n'arrivons toujours pas à vivre sans dégrader notre planète, nous nous faisons toujours la guerre. En 2011, un article du journal l'express2, les chiffres de la faim dans le monde, annonce que 10 000 enfants meurent chaque jour de mal nutrition. Honte à nous. Même un seul serait déjà de trop. Arrêtons de penser que nous sommes intelligents car c'est entretenir un déni de réalité.

Devenons conscients.

 

1:https://www.youtube.com/watch?v=npbrm1n5aZQ.https://www.youtube.com/watch?v=crGie7GT15U&list=PL_vXJ4NSOVpJ4CGmWKKJJhy0X0i3W61W- .

2: https://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-chiffres-de-la-faim-dans-le-monde_1040867.html . Publié le 15/10/2011 à 10:00.

Rôle et fonctionnement de l'Égo.

L'Égo.

 

 

 

 

Je définis l'Égo comme une instance de la psyché tel que le Moi, le Ça et le Surmoi. Les trois instances de la théorie psychanalytique définies dans la deuxième topique de Freud (1920), reprisent en psychologie. C'est une instance car elle exerce une action positive dans le sens ou elle prépare l'individu à prendre une place dans le groupe et par conséquent dynamique car résultante des conflits externes.

L'Égo gére tous les conflits à l'extérieur du sujet notamment sociaux et communique avec ces trois instances ainsi qu'avec les inconscients, individuel et collectif. L'Égo est l'instance du Soi, il joue le rôle d'émetteur/récepteur des informations contenues dans l'inconscient collectif, c'est par lui que les informations circulent. C'est aussi par lui que le Soi transmet ses informations aux autres instances pour réaliser ses objectifs.

 

Du point de vu psychopathologique, l'Égo participe à l'expression des désirs inconscients, mais en aucun cas, il prend part avec les autres instances à la production du conflit inconscient parce que celui-ci est interne. De ce fait, l'Égo exprime uniquement les mécanismes de défense choisient par le Moi.

L'Égo reçoit des informations (pulsions) du Ça en ce qui concerne l'émotion. L'Égo transfère des informations provenant de l'inconscient collectif sur le plan de la loi au Surmoi, ainsi le Surmoi participe à minima à l'élaboration de la personnalité sociale. Quant au Moi en charge principalement des mécanismes de défense idiosyncrasiques et la cognition du sujet, il a une relation privilégiée avec l'Égo. D'une part, l'Égo est son pendant, son reflet social et d'autre part j'ajouterai qu'un des objectifs du Moi est d'apprendre à maîtriser l'Égo qui gère les émotions du sujet, pour atténuer le conflit inconscient de l'individu et la toute puissance de celui-ci. S'il y arrive, alors le Moi du sujet commence son individuation afin de réaliser les objectifs du Soi à travers le processus d'individuation.

 

Tant que l'individu n'a pas conscience de son Égo, il le confond avec son Moi. Dans ce cas, les deux instances sont centrées sur la personnalité sociale du sujet dont les désirs, les besoins concernent uniquement son Égo. Lorsque le sujet prend conscience de sa personnalité sociale, il comprend qu'elle ne le représente pas entièrement. Par une introspection, il pourra alors chercher à déterminer son Moi individué, c'est-à-dire dépourvu de sa personnalité sociale pour se trouver et comprendre sa vraie nature afin de se réaliser entièrement, du moins sur le plan conscient.

 

L'Égo à l'adolescence ayant acquis la puissance nécessaire fusionne avec le Moi et prend en charge les émotions. En se développant, du fait de sa programmation par les contenus de l'inconscient collectif qui sont sa base de référence, il installe la personnalité sociale comme nous implanterions un programme dans un ordinateur. C'est lui qui donne l'impression au Moi d'être la personnalité sociale. Une fois que le Moi via l'Égo s'identifie à sa « persona », la comparaison, l'évaluation et le jugement produisent à l'adolescence un sur-investissement émotionnel.

Au cours du développement de l'Égo du sujet, ces trois actions (la comparaison, l'évaluation et le jugement) participent à la construction de son identité sociale. Le sujet s'auto évalue en se comparant avec le reste du groupe et émet un jugement sur lui-même.

l'Égo gère l'émotion qu'elle soit positive ou négative. L'émotion est générée par l'expérience de vie de l'individu. C'est ce qu'il vit qui le fait agir ou réagir et qui produit les états psychiques. Ainsi, l'Égo investit une quantité d'émotion, selon les situations, qui sera différente chez chaque sujet pour un même fait, puisque je le rappelle chacun perçoit la réalité singulièrement.

 

Lorsque nous sommes dans des états psychiques positifs ou l'individu ne peut pas se contenir, le masque tombe, il n'est plus question de personnalité sociale, le sujet en lâchant prise libère son Moi individuel de la contrainte de l'Égo. Il est réellement lui-même qu'il ait pris conscience ou non de son Égo.

Les émotions négatives centrent le sujet sur l'Égo. Quand le sujet est dans des états psychiques négatifs, l'Égo est dans la toute puissance, car il est axé sur la personnalité sociale. Que l'individu soit extraverti ou introverti, il génère des comportements négatifs chez le sujet. Ceux-ci produisent des conflits dont la source, ici, est externe au sujet. Ainsi, les émotions négatives accroissent la tension interne du sujet qui développe un état de mal-être. Parfois, cet état peut être à la source de drame familiaux ou sociaux. Par conséquent, l'Égo semble agir comme un révélateur de l'état psychique du sujet sur le versant des traits négatifs.

L'Égo administre nos émotions, s'il n'est pas contrôlé ou dirigé il produit « naturellement » un effet négatif sur l'individu en l'enfermant dans des comportements qui le conduit à l'échec par la peur, en produisant des émotions négatives ou en exprimant le conflit inconscient. La pression du groupe le centre sur sa personnalité sociale qui est le produit de l'inconscient collectif. Ainsi, cet alignement (Égo, personnalité sociale, inconscient collectif) de l'Égo éloigne l'individu de la prise de conscience et de son Moi individué.

Il devient positif pour l'individu quand celui-ci commence à chercher un équilibre émotionnel induit par ses choix ou par un travail introspectif qui lui permettra de comprendre son fonctionnement et de le maîtriser. Cette maîtrise permettra au sujet d'atténuer les tensions produites par l'Égo, ce qui libèrera le Moi individuel qui pourra par la prise de conscience de son parcours de vie amener son Moi sur le chemin de l'individuation (Moi individué). Dans ce cas le Moi, l'Égo maîtrisé et le Soi tendent à s'aligner.

 

 

L'Égo est cet interlocuteur interne qui s'exprime égoïstement lorsque le sujet a revêtu le costume de sa personnalité sociale. Dans cette position, l'Égo projette, critique, juge, médit, se vante, ment il donne accès au sujet à toute la palette de comportements négatifs qui produisent le conflit externe. En effet, lorsque l'Égo est centré sur la personnalité sociale, le sujet devient égocentrique et ne peut avoir de comportement altruiste sans intérêt. Soumis aux règles, valeurs et normes du groupe, il s'insère dans la compétition sociale comme téléguidé. En laissant l'Égo le contrôler, il s'éloigne de la prise de conscience.

 

Ainsi, l'Égo est l'instance surordonnée aux autres car c'est par elle que circulent les informations provenant de l'inconscient collectif et du Soi. C'est pourquoi, notre personnalité sociale est produite par l'Égo, nécessaire à la vie en groupe.

 

 

De plus, c'est avec l'Égo que nous dialoguons. Le Moi converse avec l'Égo car ils se confondent comme enchevêtrés l'un dans l'autre, ils sont intriqués dans le champ psychique du Soi.

Grâce à ce dialogue avec soi, nous trouvons des solutions adéquates à nos problèmes. Lorsque le sujet a pris conscience de sa personnalité sociale, il dialogue toujours avec l'Égo, mais celui-ci, par sa prise de conscience, s'alignant sur le Soi, le Moi du sujet obtient des réponses du Soi qui concernent son processus d'individuation.

Au regard de mon expérience, c'est à travers ce dialogue intérieur que j'ai pu répondre à mes angoisses et aussi modifier certains traits de ma personnalité en prenant conscience de certains conflits dûs à des discordances entre « Moi » et ma personnalité sociale.

 

 

Par ailleurs, sur le plan social, les mécanismes de défense que propose la culture d'un groupe, donc la société, ne sont pas administrés par le Moi puisqu'ils sont extérieurs à l'individu. C'est l'Égo qui permet l'introjection de ses moyens défensifs sociaux que l'inconscient collectif du groupe met à disposition de l'individu. De plus, leur accès est hiérarchisé, car lorsque l'individu subit un stress et qu'il n'a pas encore accès à ce type de défense, il peut en ressortir traumatisé, c'est souvent le cas pour les populations de basse condition sociale.

 

 

Par conséquent, l'Égo est une instance psychologique qui a pour but d'intégrer l'individu au groupe. Le Moi doit apprendre à maîtriser l'Égo d'une part, s'il veut dompter ses émotions. En effet, canaliser ses états émotionnels permet de ne plus provoquer de conflit, cependant il n'empêche pas de le subir quand il est produit par les autres.

D'autre part, il doit aussi contraindre l'Égo à aligner la personnalité sociale sur lui. Le Moi doit travailler sa personnalité pour éliminer les discordances entre la personnalité sociale et lui-même. Se faisant, nous prenons Conscience de la totalité de notre être.

 

Ainsi, la relation Moi-Égo est vitale pour la santé psychique de l'individu. Plus nous maîtriserons cette relation plus nous avancerons sur le chemin de la Conscience.

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